La teneur en eau du sol

par

L’eau et le sol sont en permanente interaction. Chez nous, l’apport en eau au niveau des sols se fait par l’intermédiaire des averses, des chutes de neige, du brouillard ou de la rosée. Mais toute cette eau n’atteint pas le sol.

L’eau et son parcours du combattant

Dans le cas d’une averse par exemple, une partie de l’eau s’évapore de manière directe, pendant et après la précipitation. Avant même de toucher le sol, l’eau peut être partiellement interceptée par les feuilles des arbres. Ensuite, une fois qu’elle touche le sol, elle ruisselle et humidifie ce dernier. Une fois dans le sol, ce sont les racines qui absorbent en partie cette eau qui s’évapore par la suite, après transpiration via les tiges et les feuilles.

Comparé aux volumes d’eau initiaux ou de neige qui peuvent atteindre le sol, ce n’est qu’une partie de cette quantité d’eau qui atteint les couches plus profondes du sol et les nappes phréatiques. Si on prend une coupe de sol, en général, ce que l’on constate via cet échantillon, c’est que le volume des eaux souterraines augmente avec la profondeur.

La teneur en eau du sol dépend directement de sa porosité et de sa perméabilité. À proximité de la surface, le sol n’est pas saturé. On y trouve des espaces vides qui contiennent de l’eau ainsi que de l’air. Dès que l’on atteint une certaine profondeur, la teneur en haut ne croît plus. Le sol y est saturé en eau et c’est précisément là que se forme la nappe phréatique.

Un ruissellement des eaux accru

Avec l’augmentation des zones fortement urbanisées, au fil du temps, c’est le ruissellement des eaux qui s’est retrouvé accru à cause des superficies imperméables toujours plus importantes que constitue le béton.

Mais les changements dans les techniques agricoles ont également eu un impact sur le ruissellement de l’eau, avec par exemple l’élimination des haies, des fossés et talus, avec le recul des superficies de prairies, pour favoriser les terres labourées, autant de facteurs qui contribuent à la détérioration de la qualité de l’eau. Sans oublier que ces eaux de ruissellement alimentent également les ruisseaux.

C’est ainsi que différents polluants : engrais, éléments de pollutions urbaines, etc. se retrouvent dans les eaux des ruisseaux notamment.

Raison pour laquelle la Région wallonne a rendu obligatoire les tests de perméabilité du sol dans le cadre de l’obtention d’un permis d’urbanisme et ce, depuis le 1er janvier 2017. Ce test permet notamment de déterminer le type d’alternative éventuelle sur laquelle il faudra tabler pour gérer les eaux pluviales. Le bureau Scheen Lecoq réalise des tests de perméabilité pour 600 euros htva avec un dossier d’analyse complet dans les dix jours ouvrables.

 


 Retour